Connexion

Hypertension

​L'hypertension artérielle (HTA) est un problème de santé très fréquent, avec des conséquences importantes sur la santé.

Qu'est-ce que la pression artérielle ?


La pression artérielle s'exprime par deux valeurs définies en centimètres de mercure (le centimètre de mercure correspond à la force qu'il faut pour pousser une colonne de mercure d'un centimètre vers le haut). La pression artérielle correspond donc à la force avec laquelle le coeur pousse le sang dans les artères. En langage courant, le médecin exprimera votre pression artérielle en centimètres : 11-7, 12-8, 13-7… Le premier chiffre, le plus élevé, équivaut à la pression du sang lorsque le cœur se contracte et se vide : c'est la pression systolique. Le second chiffre, le plus bas, équivaut à la pression du sang lorsque le cœur se relâche et se remplit : c'est la pression diastolique.

 

Qu'est-ce que l'hypertension ?


La tension artérielle dépend de la pression exercée par le sang contre les parois des artères. Les artères sont les vaisseaux sanguins qui transportent le sang du cœur vers les organes. On parle d'hypertension artérielle quand la pression reste, lors de mesures répétées, égale ou supérieure à 14/9 cm de mercure. L'hypertension n'est pas vraiment une maladie, mais plutôt un facteur qui endommage les artères des organes (cerveau, cœur, reins…). L'hypertension (comme le tabac, le taux de cholestérol trop élevé, le diabète, la sédentarité…) augmente considérablement le risque des maladies cardiovasculaires.

 

Origine de l'hypertension


Le plus souvent, l'origine est inconnue. On parle alors d'hypertension essentielle. Cela représente 95 % des cas. Mais des facteurs de risque sont eux clairement identifiés. Certains ne sont pas modifiables, comme l'âge et l'hérédité.

L'âge augmente le risque de développer une hypertension artérielle.  Avec le temps, les modes de vie défavorables ont des conséquences de plus en plus importantes pour la santé.

Comme pour d'autres maladies chroniques, la fréquence alarmante de l'hypertension artérielle est liée à l'évolution des modes de vie dans les pays industrialisés. Trop de sel dans l'alimentation, une consommation trop faible de fruits et de légumes, un poids excessif, une consommation élevée d'alcool, un manque d'activité physique sont des facteurs qui favorisent l'augmentation de la pression artérielle.

Dans 5 % des cas, l'origine est connue : l'hypertension est la conséquence d'une pathologie rénale, d'une atteinte des artères, d'un dysfonctionnement du système hormonal, d'apnées du sommeil ou bien encore de la prise de médicaments. On parle alors d'hypertension secondaire.

Le stress n'est pas à l'origine de l'hypertension durable. L'hypertension apparaît et dure, même en l'absence de stress. Cependant, apprivoiser son stress rend plus fort pour aborder des changements comme une perte de poids, une alimentation mieux équilibrée ou une réduction de sa consommation d'alcool…

 

Conséquences


L'hypertension artérielle abîme les artères. Elle peut toucher toutes les artères de l'organisme et donc tous les organes vitaux. Plusieurs organes peuvent ainsi être atteints (d'après les vaisseaux sanguins qui sont atteints).

  • Le cœur
    Les artères qui irriguent le cœur se bouchent. La paroi du cœur s'épaissit. Des complications apparaissent telles que l'angine de poitrine, l'infarctus et l'insuffisance cardiaque.

  • Le cerveau
    Un accident vasculaire peut être provoqué par une thrombose, une embolie ou une hémorragie. Les conséquences peuvent en être une paralysie, un coma, voire la mort.

  • Les reins
    L'hypertension artérielle peut conduire à une insuffisance rénale. Celle-ci nécessite parfois une dialyse (épuration du sang).

De plus, les grosses artères risquent souvent de se dilater ou de se boucher, avec pour conséquences des complications comme un anévrisme de l'aorte, une artérite des membres inférieurs avec des douleurs lors de la marche…

 

Dépistage


Le dépistage de l'hypertension est une priorité de santé publique : une personne hypertendue sur deux s'ignore. Une personne hypertendue ne ressent généralement rien : pas de signes, pas de symptômes. Voilà pourquoi la mesure de la tension artérielle est importante. C'est le seul moyen de détecter une hypertension.

Le médecin généraliste peut facilement dépister l'hypertension.

Après 40 ans, une mesure de la tension artérielle est souhaitable chaque année. L'hypertension n'est établie qu'après deux mesures, supérieures ou égales à 14/9, espacées de quelques semaines. Les mesures sont prises après 5 minutes de repos assis. Si il y a hypertension, le médecin aborde des pistes pratiques pour adapter le mode de vie. Il propose un suivi du problème. Il vérifie si l'hypertension artérielle a des répercussions sur certains organes comme le cœur, les reins, le cerveau (prise de sang, analyse d'urine, électrocardiogramme). Il identifie les autres facteurs de risque qui nécessitent d'agir, comme le diabète, un excès de cholestérol sanguin, le tabagisme, l'obésité. Il dépiste des affections qui sont susceptibles d'influencer le pronostic ou le traitement (asthme, infarctus…).

 

Traitement


Lorsque l'hypertension est établie, la première approche se centre toujours sur les habitudes de vie : perte de poids éventuelle, équilibre alimentaire, accroissement de la consommation de fruits et de légumes (sources de potassium), réduction de la consommation de sel, réduction de la consommation d'alcool, augmentation de la pratique d'une activité physique. Si, malgré ces ajustements de la vie quotidienne, la tension artérielle n'est pas modifiée de manière satisfaisante, un traitement médicamenteux est proposé par le médecin. Ce traitement intervient en complément de ces comportements protecteurs en matière d'alimentation ou d'activité physique. On recense différentes familles de médicaments et il n'est pas rare de devoir associer 2 ou 3 médicaments différents :

  • les diurétiques qui provoquent une perte d'eau et de sodium par les reins ;

  • les bêta-bloquants qui diminuent l'influence du système nerveux sur le système cardiovasculaire ;

  • les antagonistes calciques qui provoquent l'ouverture des vaisseaux en limitant l'accumulation de calcium dans leurs parois ;

  • les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes de l'angiotensine II et les inhibiteurs directs de la rénine, qui agissent en réduisant la formation d'angiotensine II et son action vasoconstrictrice.

  • les antihypertenseurs centraux ;

  • les alpha-bloquants qui limitent l'action de certaines hormones (qui réduisent le diamètre des vaisseaux).

Le médecin choisit le médicament le plus approprié à la situation du patient en tenant compte de la gravité de l'hypertension, de son style de vie, de pathologies qu'il peut avoir, de ses autres facteurs de risque cardiovasculaires et des effets secondaires éventuels des médicaments.

 

Se protéger de l'hypertension


Des moyens simples existent pour se préserver de l'hypertension.

  • Garder son poids de forme
    Éviter de prendre du poids est un moyen efficace de se protéger de l'hypertension. Inversement, une perte de poids modeste (de 2 kilos par mois) peut déjà avoir un effet correcteur lorsque l'hypertension n'est pas trop marquée.

  • Réduire sa consommation d'alcool
    La pression systolique est augmentée de 1 à 2 mm de mercure par verre d'alcool consommé chaque jour. La relation entre consommation d'alcool et pression artérielle semble être exponentielle, avec un risque augmentant d'abord faiblement puis de manière plus forte.

  • Pratiquer une activité physique
    Une activité physique régulière, même modérée, réduit les pressions systolique et diastolique d'environ 3 mm de mercure. Et cela, quelle que soit la pression artérielle de départ. L'effet hypotenseur sera d'autant plus important que l'intensité et la durée de l'activité physique sont importantes.

  • Réduire sa consommation de sel
    Le sel ajouté soi-même dans les plats représente une faible partie de l'apport journalier. La majorité provient du sel ajouté dans les aliments transformés de manière industrielle ou artisanale. Néanmoins, si décrypter les étiquettes est une bonne idée, celle d'ôter la salière de la table et pourquoi pas de la radier de la cuisine mérite d'être creusée.

  • Augmenter la consommation de fruits et légumes
    La consommation de fruits et de légumes est une source de potassium. Une augmentation de l'apport journalier de potassium de 2 grammes pendant quelques semaines se traduit par une diminution moyenne des pressions systolique et diastolique de 4,4 mm et de 2,5 mm de mercure. L'effet hypotenseur est d'autant plus marqué que l'augmentation de l'apport en potassium est forte. Les choux, les légumes secs, les poivrons et les pommes de terre sont particulièrement riches en potassium.

 

À savoir


Le calcul de l'Indice de Masse Corporelle (IMC)

L'IMC se calcule en divisant le poids (exprimé en kilos) par la taille (exprimée en mètre) au carré. Un indice entre 20 et 25 correspond à un poids de forme. Comparé à des personnes dont le poids ne varie pas, le risque sur 11 ans de développer une hypertension augmente de 60 % chez les personnes dont l'IMC augmente, alors qu'il diminue de 20 % chez les personnes dont l'IMC diminue et cela quel que soit l'IMC initial.

 

En savoir plus


Site Internet Observatoire de la Santé du Hainaut : Brochure Attention ma tension !

Site Internet Ligue Cardiologique Belge : L'hypertension artérielle

Site Internet Passeport Santé : L'hypertension artérielle

 

Pour toute information relative à la compréhension de cette fiche, contactez le
AViqLogo
0800 16061

Numéro gratuit AVIQ

E-mail: numerogratuit@aviq.be |

www.aviq.be


Vous n'avez pas trouvé l'information ?
Vous avez des modifications/informations à proposer pour cette fiche ?


Cette fiche se trouve dans la/les sous-rubrique(s) suivante(s) :
Je m'informe sur les déficiences, les maladies

Autres fiches sur le sujet